Equideos - Quelques citations...
Retour au box ! arrow Connaissance du Cheval arrow Quelques citations... 06-07-2008
 
     
 
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Quelques citations... Version imprimable Suggérer par mail

Au fil de mes lectures, j'ai noté quelques phrases qui m'ont marquées chez nos grands maîtres.

A défaut de lire la totalité des traités de ces illustres cavaliers, je vous propose ici quelques citations.

Faverot de Kerbrecht - Dressage Méthodique du Cheval de Selle

"Mais on peut aussi essayer de détruire une résistance à une rêne isolée sans arrêter, en faisant céder la croupe par la pression de la jambe du même côté, ce qui, en portant les hanches en dehors de la ligne des épaules, supprime le point d'appui de la résistance."

"Dès que la rêne tenue un peu courte rencontre une résistance, faire céder cette résistance sans modifier l'allure, en déplaçant légèrement la croupe par une pression de la jambe de la même côte."

"Il est à remarquer que l'action d'une rêne et celle de la jambe du même côté s'entr'aident mutuellement au lieu de se faire opposition réciproquement, ainsi que cela se produit dans l'effet diagonal."

"S'il avance la croupe à droite dans le galop à droite par exemple, il faut, lorsque sa mâchoire est liante est moelleuse, appuyer légèrement la rêne gauche sur l'encolure, de manière à rejeter le poids de l'avant-main sur l'épaule droite, ce que a pour conséquence de faire plus ou moins déborder les hanches à gauche et d'amener le bout du nez de ce même côté."

"La mobilité de la mâchoire diminue nécessaire quand le train augmente."

"Il en faut pas faire sauter le cheval monté avant que le dressage ait donné au cavalier des moyens absolument certains de l'amener sur une objet quelconque, quelle soit l'appréhension qu'il puisse en avoir."

"Le ramener "outré" n'est qu'un moyen de fixer la tête au ramener normal par une exagération momentanée des exigences du cavalier. Il ne faut l'employer que si l'on veut pousser le dressage jusqu'à l'anéantissement complet des résistances que peuvent présenter la bouche et l'encolure dans n'importe quelle position et quelle que soit l'allure."

"Si la tête et la croupe sont à gauche, par exemple, c'est à dire si le poids est trop sur l'épaule droite, il faut que la rêne droite, par une tension vers la hanche gauche, rejette le poids à gauche en même temps que, s'il est nécessaire, le soutien de la rêne gauche aide la jambe du même côté à faire un peu rentrer la croupe à droite. Mais on ne doit employer cet effet de jambe qu'au cas où il est impossible de ne pas y avoir recours."

"Le principe "jambes sans main, main sans jambes" doit être appliqué le plus que l'on peut, surtout dans les commencements ; mais il n'a rien d'absolu. Il ne faut pas l'ériger en système hors duquel il n'y aurait qu'insuccès assuré. On doit se borner à le mettre en pratique tant qu'il n'y a pas de raison sérieuse de s'en écarter, mais il y vient un moment dans le dressage et plus tard dans le maniement du cheval dressé, où il y a lieu au contraire d'unir l'effet des aides inférieures et celui des aides supérieures."

François Robichon de la Guérinière - L'Ecole de Cavalerie

"Sans cette théorie, la pratique est toujours incertaine. Je conviens que dans un exercice où le corps a tant de part, la pratique doit être inséparable de la théorie, puisqu'elle nous fait découvrir le nature, l'inclination et les forces du cheval ; et par ce moyen, on déterre sa ressource et sa gentillesse, ensevelies, pour ainsi dire, dans l'engourdissement de ses membres. Mais pour parvenir à l'excellence de cet art, il faut nécessairement être préparé sur les difficultés de cette pratique par une théorie claire et solide."

"La connaissance du naturel d'un Cheval est un des premiers fondements de l'art de le monter, et tout l'homme de cheval en doit faire sa principale étude." "La main doit toujours commencer le premier effet et les jambes doivent accompagner ce mouvement : car c'est un principe général, que dans toutes les allures, tant naturelles qu'artificielles, la tête et les épaules du cheval doivent marcher les premières."

"Suivant ce que nous venons de dire, il est aisé de remarquer qu'un cheval obéissant à la main est celui qui la suite dans tous ses mouvement et que sur l'effet de la main est fondé celui des rênes qui font agir l'embouchure."

"Il faut donc, lorsqu'on tire la rêne droite pour plier un cheval à droite, que le sentiment de la rêne de dehors reste dans la main gauche afin que le pli vienne du garrot et non du bout du nez qui est une vilaine action."

"La hauteur de la main règle ordinairement celle de la tête du cheval ; c'est pourquoi il faut la tenir plus haute que dans la situation ordinaire pour les chevaux qui portent bas afin de les relever, et elle doit être plus basse et plus près de l'estomac pour ceux qui portent le nez au vent, afin de les ramener et de leur faire baisser la tête."

"J'admets donc le cercle pour donner aux chevaux la première souplesse, et aussi pour châtier et corriger ceux qui se défendent par malice, en mettant la croupe dedans, malgré le cavalier ; mais je regarde ensuite l'épaule en dedans comme une leçon indispensable pour achever d'assouplir les épaules et leur donner la facilité de passer librement les jambes l'une par-dessus l'autre, qui est une perfection que doivent avoir tous les chevaux qu'on appelle bien mis et bien dressés."

"Si le cheval refuse absolument de fuir les talons à l'une des deux mains, c'est une preuve qu'il n'a pas été assoupli à l'autre main. Et alors il faut le mettre à l'épaule en dedans."

"Il faudra le galoper dans la posture de l'épaule en dedans, non seulement pour le rendre plus libre et plus obéissant, mais pour lui ôter la mauvaise habitude qu'on presque tous les chevaux de galoper la jambe de dedans de derrière ouverte, écartée et hors de la ligne de la jambe de dedans de devant."

"Il faut pourtant tenir les hanches un peu plus sujettes et plus en dedans aux chevaux qui pèsent ou qui tirent à la main afin de les rendre plus légers du devant, mais il ne faut pas pour cela que la croupe marche devant les épaules."

"C'est pourquoi il est de la prudence d'un habile cavalier d'interrompre l'ordre des proportions qui regardent la justesse, et de revenir aux premières règles lorsqu'il arrive le moindre désordre."

Alexis L'Hotte - Questions Equestres

"Aucune méthode, quelque logique et bien ordonnée qu'elle puisse être ne saurait donner des résultats infaillibles ; Toute action équestre exigeant, pour obtenir l'effet qu'on attend, ce qu'aucun écrit ne saurait donner : l'à-propos et la mesure, autrement dit le tact équestre. Ici, surtout, on peut dire : "tant vaut l'homme, tant vaut le moyen."."

"Au cours de son enseignement pratique - qu'il s'agisse de l'instruction du cavalier ou du dressage du cheval, - l'écuyer doit être sobre de parole, signaler clairement le but à atteindre et ne jamais poursuivre deux buts à la fois."

"C'est donc dans la manière dont l'allure, qu'elle soit lente ou vive, se présente, et non dans les allures vives elles-mêmes que se trouve le témoignage que le cheval nous livre ses forces impulsives, et de façon à suffire aux exigences de l'équitation courante."

"Pour l'écuyer, tout travail juste, aisé et brillant, repose sur le cheval droit et les hanches vibrantes, donnant finalement ce résultat qui doit être constamment ambitionné : le cheval allant et se maniant comme de lui-même."

"C'est ainsi que, à la demande de déviation des hanches, le cheval est tout porté à les soustraire, au moins en partie, à notre domination, en faisant participer au mouvement ses épaules, dont le déplacement par côté réduit d'autant la soumission que nous voulons imposer à ses hanches."

"Que de fois, les résistances du bout de devant ont leur origine dans le manque de soumission des hanches, en sont la conséquence, par suite de la solidarité qui se manifeste instinctivement entre toutes les contractions musculaires et qui fait que les résistances se soutiennent mutuellement."

"Les hanches ne cessent de provoquer les résistances à la main qu'après leur complète soumission, qui sera constatée, par leur détachement, c'est-à-dire lorsqu'elles dévieront avec promptitude et moelleux à la légère pression de l'une ou de l'autre jambe."

"Mais, si une résistance un peu énergique se présentait, pour la dominer facilement, on ne saurait avoir recours aux actions diagonales. L'emploi de deux forces, rêne et talon du même côté est alors nécessaire."

"De la tête aux hanches, il doit donc être droit, s'il suit une ligne droite, et infléchi, dans le cas seulement où il suit une ligne courbe."

"Il est à remarquer que la recherche de la position droite, comportant le redressement de toutes les fausses inflexions et inclinaisons qui peuvent se produire de la tête aux hanches, tarit, par cela même, les principales résistances que les ressorts peuvent présenter."

"Envisagée d'une manière générale, l'équitation est l'art de régir les forces musculaires du cheval."

"Dès lors, on reconnaîtra que si la haute école est l'expression du cheval le mieux dressé et le mieux monté, si elle représente l'application la plus élevée de l'art, elle ne saurait prêter son nom à des mouvements, quelque brillants qu'ils puissent être, du moment où ils s'exécutent sans être accompagné de la légèreté."

"La disposition des hanches détermine le changement de direction ; elle l'impose ; tandis que l'attitude donnée à la tête et à l'encolure ne peut que la solliciter."

"Ainsi, lorsqu'il y a opposition entre le direction donnée par le bout de devant et celle donnée par les hanches, c'est toujours cette dernière qui l'emporte."

"C'est dans l'exploitation des hanches que le cavalier doit surtout se préoccuper, pour exercer sa puissance de domination sur le cheval."

"En équitation, il ne s'agit pas d'alambiquer, de suivre minutieusement le cheval dans le lever et le poser de chacun de ses membres, de régler nos actions sur l'un ou l'autre de ces phénomènes si fugitifs. Il faut envisager l'art d'un point de vue plus large, sous peine de s'engager dans une voie peu pratique et d'aggraver les difficultés, si nombreuses déjà inhérentes à l'équitation."

"Toujours est-il que, chez le cheval présentant un écart un peu accentué à la position droite, le trot enlevé est pris aussi facilement avec le diagonal du côté où le cheval se traverse que difficilement avec le diagonal opposé."

"Les déplacements d'assiette sont proscrits en toutes circonstances, le cavalier devant toujours rester soudé à son cheval."

"Plus les procédés d'instruction sont simples, plus rigoureuse doit être l'application, et, alors surtout, il importe que l'instruction n'envisage pas seulement l'exécution mais bien la bonne exécution."

"Le ramener, tel que le comprend la haute équitation, ne se concentre pas dans la direction de la tête. Il réside, tout d'abord dans la soumission de la mâchoire, qui est le premier ressort recevant les effets de la main."

"Ainsi, en équitation savante, ce que le ramener représente, c'est bien moins une direction invariable de la tête qu'un état général de soumission des ressorts."

"Quelle que soit la méthode employée, les progrès seront d'autant plus rapides que la répression des fautes sera prompte. Et elle se fera au moment tout à fait opportun, lorsque le cavalier, averti par son tact, saura prévenir tout faux mouvement, en modifiant à temps les contractions donnant la position qui en est le précurseur."

Etienne Beudant

 

"Ne jamais demander à un élève un travail au dessus de ses forces." 

"En dressage, on veut toujours aller trop vite" Faverot de Kerbrecht 

"Pour arriver promptement aller très lentement, mais assurer chacun de ses pas." Faverot de Kerbrecht

"Demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup." Faverot de Kerbrecht

"La leçon doit être pour le cheval comme pour le cavalier un exercice salutaire qui n'amène jamais la fatigue.' Faverot de Kerbrecht.

"En dressage, le grand écueil est la manie de s'en prendre aux effets au lieu de rechercher leurs causes pour les modifier, les détruire ou les exploiter suivant le cas."

"La vérité est que tous les genres simples de mors sont bons et qu'il s'agit seulement de savoir s'en servir."

"L'éperon restant au poil et la main, après avoir fait opposition pour maintenir l'immobilité, ayant rencontré la légèreté, le cavalier baisse un peu les poignets et augmente la force de l'appui du fer. Quand le cheval se porte en avant, les aides inférieures se relâchent aussitôt, puis la main arrête."

"Tandis que l'effet d'ensemble calme, éteint ou règle, le rassembler anime, réveille, surexcite l'activité, donne la vie et le brillant."

"Les jambes donnent l'action et la position engendre le mouvement."

"Fouaillement de queue - Ils ne proviennent que d'une mauvaise contraction des muscles de la croupe. Si cette partie se contracte que pour pousser en avant, les fouaillements ne se produisent pas."

"Le cheval, c'est comme le violon, il faut avant tout savoir l'accorder, puis une fois accordé, savoir en jouer juste."

"Mais le talent du cavalier de même que le dressage du cheval, est indéfiniement perfectible et la perfection ne réside pas dans la multiplicité ou la bizarrerie des allures artificielles, qui peuvent être variées de bien des manières suivant la fantaisie du cavalier. Elle se trouve dans la pureté des mouvements."

"C'est dans la perfection que peut atteindre l'emploi des forces du cheval que se trouve l'expression de la suprême légèreté." L'hotte

"... jadis, on cherchait à étudier l'art, tandis qu'aujourd'hui on désire surtout monter des chevaux faisant croire au public que leur cavalier est un maître."

"... certains professionnels, même de grande réputation, font ce qu'ils appellent de l'équitation commerciale, qui consiste à apprendre au cheval à obéir aux aides employées plus ou moins brutalement, sans légèreté et à exécuter au plus tôt, toujours sans soucis de la légèreté, des gestes brillants permettant de les vendre le plus rapidement possible à des amateurs désireux de paraître écuyers."

"Un travail ordinaire avec légèreté à une allure quelconque est de l'équitation savante, tandis que le trot espagnol vibrant d'un cheval braqué sur son mors et dressé par un truc quelconque n'a tout éclatant qu'il soit que peut de rapport avec l'art."

"Observer le cheval libre, réfléchir et tâcher de bien faire soi-même au lieu d'accuser toujours la mauvaise volonté du cheval ou ses tares."

"Les défenses et les fautes proviennent le plus souvent du cavalier qui, ne sachant pas parler correctement le langage des aides, ne se fait pas bien comprendre ou dit même le contraire de ce qu'il veut exprimer."

"L'équilibre doit s'obtenir sans altérer le mouvement et, d'autre part, le mouvement, tout en s'opérant ne doit porter aucune atteinte à l'équilibre." (Baucher)

"Pour redresser un cheval, il faut agir sur l'avant-main et non pas sur les hanches, parce que les hanches de travers sont ordinairement l'effet de la mauvaise répartition du poids sur les épaules."

"Décomposer la force et le mouvement - Toutes les fois que, dans le dressage, l'équilibre se perd, que des résistances sérieuses se produisent, il faut décomposer la force et le mouvement. Pour cela, le cavalier laisse son cheval dans l'inaction jusqu'à ce que le mouvement qui a provoqué la défense "ne résonne plus dans son organisme". Quand le calme est revenu, le cavalier redonne l'action et la position qui doivent produire le mouvement précédemment cherché ou l'allure interrompue."

"La finesse des hanches signifie la parfaite obéissance des hanches, et non pas la crainte des jambes du cavalier ou une sensibilité excessive et inquiète."

"De pied ferme, la résistance peut se vaincre en déplaçant la croupe par la jambe du même côté ; la faire tourner lentement d'une façon continue jusqu'à la décontraction."

"La main seule doit faire céder la mâchoire. Les jambes fixent au besoin le cheval qu'on arrête et l'empêchent de reculer."

"Si une résistance se manifeste sur une rêne isolée, il vaut mieux donner le demi-arrêt ou la vibration sur l'autre rêne du mors - ou bien employer au besoin la pression de jambe du même côté."

"La force qui combat les contractions ne doir jamais prendre sur celle qui entretient le mouvement."

"Les jambes ne doivent donner que l'action et la main la position."

"C'est la mobilité de la mâchoire qui doit rapprocher la tête de la verticale - la légèreté est la cause et la position est l'effet.'

"Si la croupe est à droite (galop à droite) lorsque la mâchoire est liante, appuyer légèrement la rêne gauche sur l'encolure pour rejeter le poids de l'encolure à droite et attirer les hanches à gauche."

"Si le galop est lourd, rêne du côté vers lequel on va pou enlever et dégager, décharger l'épaule à chaque foulée. Si l'arrière-main est en retard, rêne opposée."

Dernière mise à jour : ( 16-01-2008 )
 
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