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Retour au box ! arrow Connaissance du Cheval arrow Les boiteries 07-09-2008
 
     
 
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Les boiteries Version imprimable Suggérer par mail

La boiterie est le motif de consultation vétérinaire le plus courant.

Elle remet souvent en cause l'avenir sportif immédiat du cheval et risque de compromettre son avenir sportif à long termer.

Il est capital de savoir les observer, les détecter ete les soigner.

Définition

Une boiterie est le dysfonctionnement visible d'un désordre au niveau du système locomoteur du cheval. Elle peut avoir plusieurs origines.

On classe les boiteries en différentes sortes :

  • Boiteries d'appui : la douleur est ressentie lorsque le membre affecté supporte le poids du cheval.
  • Boiteries de mouvement : la douleur est ressentie au moment où le membre bouge.
  • Boiteries mixtes : il s'agit d'une combinaison des deux premières.
  • Boiteries complémentaires : la douleur sur un membre va surcharger le membre opposé et créer une nuovelle boiterie.

Les principales questions pour le diagnostic sont :

  • A quel niveau se situe le problème ?
  • De quel type de lésion s'agit-il ?

L'anamnèse

Comme d'habitude, la première chose que fera le vétérinaire sera de vous poser tout un tas de question sur votre cheval, son travail, sa vie... :

  • Son âge : la fréquence de certaines pathologies dépendent de l'âge du cheval
  • Environnement, discipline, entraînement : tous ces éléments peuvent influencer le type de pathologie rencontrée
  • Apparition brusque ou incidieuse : souvent, une boiterie brutale sera la conséquence d'un traumatisme.
  • Boiterie à chaud ou à froid : à froid = problème chronique - à chaud = phénomène aigu
  • Date du dernière ferrage : si le ferrage est récent, il peu s'agit d'un problème qui est lié au ferrage
  • Traitements reçus et réponses au traitement : pour ne pas recommencer les mêmes traitement, identifier un traitement mal fait...

L'examen

L'examen pour une boiterie peut comprendre beaucoup de techniques différentes.

La première, la moin coûteuse et celle de l'observation.

L'observation

Le cheval sera observé au repos et en mouvement

Au repos

Il permet d'éxaminer le cheval dans sa globalité. Le vétérinaire ne se fiera pas toujours à ce que lui dit le propriétaire. Il regardera donc l'état général de l'animal :

  • conformation générale
  • plaies éventuelles
  • attitudes, aplombs,
  • tares, gonflements, molettes...
  • état de la ferrure

Suivant l'attitude prise par le cheval, le vétérinaire pourra soupçonner l'atteinte de certaines parties.

En outre, le vétérinaire comparera un membre et son opposé.

En mouvement

Le vétérinaire jaugera le comportement et les allures du cheval au pas et au trot, de face, de profil et de derrière.

Les boiteries d'antérieur se verront mieux de face et de profil et celles des postérieurs de derrière.

Les points à observer seront :

  • balencement de l'encolure
  • hauteur de l'arc de suspension du pied
  • angles des articulations
  • asymétries au niveau des hanches

Pour l'examen en mouvement, il est primordial que le cheval soit bien conduit en main, l'encolure libre, regardant vers l'avant.

L'examen se fera sur une surface dure puis souple.

Sur le terrain dur, l'on pourra entendre la boiterie. Le bruit sera plus fort lorsque les membres sains se posent.

Si un antérieur est atteint, le cheval baissera l'encolure au moment où il pose le membre sain. Les boiteries sont plus visibles au trot parce qu'il n'y a que deux membres qui supportent le poids du cheval.

Il faut bien faire attention cependant, à ne pas confondre une boiterie d'un antérieur et une boiterie de son postérieur diagonalement opposé. C'est pourquoi les boiteries des postérieurs sont plus difficiles à diagnostiquer. De plus, en cas de boiterie postérieure importante, le cheval peut donner un coup de tête lorsque le membre sain se pose et baisser l'encolure lorsque le membre atteint se pose pour reporter du poids sur l'antérieur.

L'observation par derrière permet d'observer la cuisse. La plupart du temps, en cas de problème au postérieur, le cheval raccourcira la foulée du membre atteint.

L'observation du cheval aura permis de déterminer le membre atteint. Les examens médicaux approfondis permettront de diagnostiquer la nature des lésions.

La palpation et la manipulation

Le pied

Le sabot du membre sain est comparé à celui du membre boiteux. Le vétérinaire vérifiera alors qu'il n'y a pas de lésion au niveau du pied et notamment de la corne (seime, bleime...)

Le test à la sonde permettra de déterminer si une région du sabot est particulièrement sensible. Selon la région la plus sensible, le vétérinaire pourra commencer à poser un diagnostic provisoire.

Le pou digité pourra déterminer s'il y a un processus inflammatoire en cour d'évolution.

On y observera les problèmes du pied (corne), les fourbures, les maladies naviculaires...

Le paturon

Il faut être attentif à tout gonflement ou douleur de cette région qui contient les structure nécessaire à l'articulation entre la première et la deuxième phalange.

Le boulet

Il faut surveiller l'insersion des tendons qui parcourent l'arrière du canon et être attentif aux gonflement au niveau de cette région.

Différents tests permettent de déceler certaines sensibilité au niveau de cette région.

La région est sujette aux entorses et tendinites

Le canon : métacarpte et métatarse

Les tendos qui parcourrent l'arrière du canon sont à surveiller. On peut également trouver des suros.

La face postérieure du canon est souvent palpée alors que le pied est soulevé et à l'appui. Le vétérinaire cherchera la moindre déformation.

On y observe le plus souvent des tares, des tendinites ou des fractures.

Le carpe, le coude et l'épaule

Le carpe (genou) et parcouru de tendons à l'avant et à l'arrière. Ces structures peuvent être sujettes aux tares ou des fractures.

Le carpe sera mis en mouvement et l'on pourra y trouver certaines fractures.

Le coude pourra être le siège d'une éponge aussi appelé hygroma.

L'épaule pourra présenter certaines athrophies musculaires.

Le tarse ou le jarret

On y observe principalement l'arthrose et l'ostéochondrose. Il peut également présenter certaines tares.

Le grasset, la cuisse et la hanche

La rotule peut être le siège de certains problèmes articulaires.

La hanche peut présenter des athrophies musculaires.

Les test fonctionnels

Ils permettent d'augmenter les contraintes sur certaines articulations et d'évaluer les conséquences sur la boiterie.

Les test de flexion, d'extension, d'abduction et d'adduction permettent de mettre en contrainte les ligaments et les tendons. La contrainte dure 30 à 45 secondes et le cheval est ensuite mis au trot directement.

Le test de la planche consiste à mettre le pied antérieur sur une planche et de soulever celle ci : la pince est alors plus haute que le talon, ou inversement.

Les anesthésies

Il s'agit d'anesthésier les régions du membre en commençant par le bas pour voir à partir de quelle région anesthésiée la boiterie devient inexistante.

Dernière mise à jour : ( 28-10-2004 )
 
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