Equideos - Histoire de la maréchalerie
Retour au box ! arrow A cheval arrow Histoire de la maréchalerie 28-08-2008
 
     
 
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Histoire de la maréchalerie Version imprimable Suggérer par mail

A l'état naturel, les chevaux sont "pieds nus". Mais alors que nous a-t-il pris de leur mettre des fer sous les pieds.

Tout d'abord, il faut savoir que le pied du cheval, à l'état naturel pousse tout au long de sa vie et qu'il s'use également au gré de ses déplacements. A l'état naturel, normalement, l'usure correspond à la pousse.

Mais l'homme a domestiqué le cheval, tout d'abord pour l'utiliser comme moyen de déplacement, pour sa force mécanique, puis pour ses loisirs.

Alors, les pieds des chevaux ont commencé à s'user plus que la pousse de la corne ne pouvait remplacer. Il a alors fallu trouver des solutions pour régler ce problème.

Les débuts de la maréchalerie

A cette époque, les routes n'existaient pas encore (ni même les routes pavées des romains). Le fer n'était donc pas une nécessité, car chacun sait que sur un terrain naturel, la corne s'use "normalement". Apparement, l'on utilisait parfois des protections en cuir ou en paille.

On ne parle pas du fer dans les traités d'équitation de l'époque. On n'en trouve pas dans les fouilles.

Les Romains ont créés les routes pavées. Et les pieds des chevaux ont commencé à s'user. Alors ils ont inventé l'hipposandale. Il s'agissait à l'époque d'une plaque de fer avec des trous qui permettaient d'enfiler une lanière de cuir, un "lacet", avec lequel on attachait l'hipposandale aux pieds du cheval. Malheureusement, cette solution contraignaient les chevaux à marcher lentement. Ces hipposandales ont été retrouvées lors de fouilles en France, en Belgique, en Allemagne... enfin presque partout où les Romains sont passer pour guerroyer.

Jusqu'au IVè siècle, aucun traité concernant le cheval de selle ne mentionne le fer à cheval.

Au Vè siècle, il semblerait que les premiers fers à clous ait été utilisés par les Burgondes. Les Burgondes sont un peuple germanique  qui s'établit sur la région de notre actuel pays Lyonnais et Dauphiné. En 534, leur royaume sera annexé par les Francs Mérovingiens.

En France, le fer apparait avec les sarrazins vers la fin du VIIIè siècle. Les fers sont alors ondulés, minces et légers. Les clous ont des grosses têtes arrondies. Ils sont brochés en oblique et rivés par enroulement.

Au IXè siècle, l'empeureur de Bysance en recommande l'usage.

Le développement de la maréchalerie

Pendant très longtemps, la maréchalerie restera un savoir qui sera transmis oralement. Nous n'avons donc que très peu d'écrits anciens sur le sujet. Les fers sont posés à froid et ne comportent pour l'instant pas de pinçons qui seront inventés vers le XVè siècle

Le premier traité de maréchalerie est écrit pas César FIASHI en 1556 et sera traduit en français en 1578. On y trouve les premiers principes de la maréchalerie (qui changent peu de ceux d'aujourd'hui), à savoir :

  • Il énonce les différences de morphologie entre les pieds antérieurs et postérieurs
  • Il établit qu'il ne faut pas trop tailler les talons des antérieurs et la pince des postérieurs
  • Il recommande d'adapter le fer au pied du cheval et non le pied du cheval au fer

Les ferrages qu'il recommande comportent une bonne ajusture en pince, mais ne dépassent pas en talon. Il utilise les crampons aux postérieurs (n'oublions pas que les chevaux servent essentiellement l'art de la guerre) et connait déjà les ferrures orthopédiques.

En 1664, SOLLEYSEL écrit "le parfait maréchal" dans lequel il note l'importance du pied dans le choix du cheval. Pour lui, une atrophie ou une hypertrophie de la fourchette entraînent sans conteste le refus d'acheter le cheval.

C'est en 1762 que Claude BOURGELAT crée les écoles vétérinaires, où l'on enseigne également la maréchalerie. Tout au long de sa vie, il s'intéressera à la maréchalerie et heurtera bien souvent la corporation des maréchaux-ferrants. Il établira le principe selon lequel la rehausse des talons diminue les contraintes sur les tendons. Il condamnera également les ferrures épaisses et lourdes qui font glisser le cheval et qui empêche la fourchette de jouer son rôle d'amortisseur. Enfin, il préconisera le ferrage en demi-lune, c'est-à-dire un fer dont les branches s'arrêttent en quartier pour laisser les talons s'écarter et la fourchette venir en contact avec le sol.

En 1854, Henry Bouley sera le premier à traiter de l'anatomie du pied. Tout en allant dans le sens de Bourgelat, il mettra en évidence l'importance de la vascularisation du pied du cheval.

Dernière mise à jour : ( 16-11-2004 )
 
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